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Amérique quand tu me tiens!!

            Toute passion vaut la peine d’être partagée et c’est chose faite aujourd’hui avec la création de ce blog. Comme le titre vous l’indique, j’aimerais parler ici de ce qui occupe une place importante dans ma vie : le monde hispanique. Mais pourquoi un tel attrait ? Comment ce monde s’est-il emparé de moi ? En fait, tout vient d’une enfance passée entre la France et cette Espagne que je vénérais et que j’idéalisais tant. Jamais je n’oublierai les odeurs qui envahissaient les ruelles de Hondarribia ! Jamais je ne cesserai de me remémorer ces villages médiévaux, cette Castille de Machado brûlée par le soleil de juillet. Jamais ne me quitteront les frissons que m’ont provoqués les tableaux de Goya, Vélasquez ou du Gréco. Et toujours je prendrai plaisir à lire et relire les plus belles pages de Cervantès, de Lorca ou de Galdos.  Tout n’était que fascination et quand il fut temps de choisir les études qui allaient peut-être me permettre de préparer ma future vie d’adulte, tout se bouscula et contre toute attente, adieu les désirs (et la fierté !) de peut-être devenir médecin, vétérinaire ou juriste. Seul m’importait l’enrichissement culturel et la possibilité de découvrir plus profondément ce monde hispanique que j’aimais tant. C’est alors que mes années universitaires m’ont comblé par l’étude de ces civilisations merveilleuses et de ces auteurs qui ont changé la face du monde des Lettres. Puis l’heure des voyages est venue et c’est stupéfait que j’ai mis une image sur l’anarchie mexicaine décrite par Carlos Fuentes, sur l’incroyable cité de Macchu Picchu, adulée dans les vers de Pablo Néruda ou sur ce Buenos Aires que Gardel évoque si souvent.C’est donc tout cela que je désire partager avec vous. Et ma plus grande joie serait de vous faire connaître ces peuples et ces contrées qui ne peuvent laisser quiconque indifférent. Je m’efforcerai donc de vous apporter un maximum de renseignements qui pourraient vous aider dans vos recherches ou tout simplement dans la préparation de vos futurs voyages. Pour le moindre doute, la moindre interrogation sur ce sub-continent, n’hésitez pas et contactez-moi. Cest avec plaisir que je tenterai de vous aider.

 

                                                                                  

                                                                               

Mardi 28 octobre 2008

 



                Encore un de ces lieux mythiques qui nous fascinent tous. Perchés à plus de 3800 mètres d'altitude, nous voici donc sur les rives du lac Titicaca. En revenant de Bolivie, et je vous souhaite que cela vous arrive un jour, vous vous rendrez compte du nombre impressionnants de superlatifs que vous utiliserez pour exprimer vos souvenirs. Préparez donc bien vos mots pour parler du PLUS grand lac d'Amérique latine, devenu le lac navigable le PLUS haut du monde . On pourrait en parler des heures tant il est fascinant. Mais avant de décrire plus précisément ce lac et ses îles, n'oubliez pas que nous sommes dans la zone andine et qu'ici, toute originalité dans le milieu naturel trouve une explication dans la mythologie que l'on retrouve dans les récits cosmogoniques traditionnels.  Comme d'habitude, je ne peux donc passer à côté de l'occasion qui m'est offerte de vous narrer l'histoire légendaire de la naissance de ce lac sacré.



       Tout aurait pu commencer comme un véritable conte de fée avec son sempiternel "il était une fois". Mais pour varier un peu, je commencerai ainsi : 
   Il y a fort longtemps, vraiment bien longtemps, les sommets des Andes protégeaient les hommes et les femmes qui vivaient paisiblement dans la vallée, là où la terre était fertile et où la mère nourricière qu'on appelait Pachamama, ne laissa jamais s'installer cette dame infâme qu'est la Faim, ni sa compagne si redoutée qu'est la Mort. En ces lieux, tous vivaient avec joie, gaieté, opulence et personne ne connaissait ni haine, ni convoitise. Même les Apus, les Dieux des montagnes, ne pouvaient se plaindre de ce peuple si docile et serein. 
                  Près de ces Dieux, au sommet des montagnes, se trouvait le fameux Feu Sacré auquel il était défendu de toucher. C'était d'ailleurs la seule interdiction que les Dieux avaient donnée aux Aymaras et ils tenaient bien à ce qu'elle soit respectée. Les jours passaient, les mois se succédaient et le temps coulait au gré des saisons sans que personne n'eût l'idée d'enfreindre cette loi. Mais ce ne fut pas sans compter sur l'esprit malveillant d'un être vil qui avait été condamné par les Dieux à vivre dans l'obscurité. Comment pouvait-il vivre dans les ténèbres en voyant constamment la joie éclairer les visages de ce peuple qui vivait le bonheur absolu dans la vallée? Il lui fallait donc mettre fin à cette injustice en instaurant une discorde parmi les hommes. 
        "Il est temps de savoir qui est le plus fort de vous tous! Et pour nous le montrer, il n'y a qu'une solution : monter sur la montagne à la recherche du Feu Sacré". Les regards se troublèrent et le défi prit place dans les yeux et les esprits des hommes.
   Un matin d'hiver, alors que le vent glacé descendant des Andes pétrifiait les femmes et les enfants, un excès de courage et d'orgueil envahit les hommes qui se lancèrent à l'assaut de la montagne.  Avec hargne et acharnement, ils s'attaquèrent à ce qui n'était jusqu'alors qu'un simple repère dans cette vallée magnifique. Mais les Apus n'étaient pas loin et à mi-chemin, ils se rendirent vite compte de la trahison du peuple et prirent une décision terrible : aucun peuple corrompu par le Diable n'a sa place sur cette terre. Il fallait que tout disparût! 
       Rien ne put apaiser la colère des Dieux. Les montagnes commencèrent à gémir, à se craqueler et à accoucher de milliers de pumas affamés qui se jetèrent sur les hommes ne faisant d'eux qu'une bouchée. Ce matin-là fut terrible! Les sillons de la terre regorgeaient de sang et le vert végétal disparut sous un tapis rouge déconcertant. Devant un tel massacre, Inti, le Dieu soleil, ne put retenir ses larmes et sa peine ne le quitta plus. Quarante jours de pleurs interminables, quarante jours d'une pluie lacrymal qui inonda la vallée. Quarante jours pendant lesquels le soleil ne brilla plus. 
       Il fallait pourtant bien continuer à vivre et un beau matin, Inti décida de répandre à nouveau ses rayons sur ce monde qu'il aimait tant. Avec peine et stupeur, il monta dans le ciel et observa le spectacle. Devant lui un énorme lac apparut, un lac parsemé de corps des pumas qui s'étaient transformés en statues.
                      Le lac "Titicaca " était né, le lac aux pumas de pierre.


  Cette légende en est une parmi tant d'autres au sujet de ce lac, considéré comme le lieu de la création de l'univers. 

   Pour les précisions plus techniques, rendez vous sur la page "En route pour le Pérou" en cliquant ICI

    Si vous avez d'autres légendes, sur le Titicaca, je suis vraiment impatient de les entendre. "Ajouter un commentaire" est à votre service.
   
                     

par Sébastien Poutrain communauté : Amérique Latine commentaires (5)   
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