La photo de la semaine

Amérique quand tu me tiens!!

            Toute passion vaut la peine d’être partagée et c’est chose faite aujourd’hui avec la création de ce blog. Comme le titre vous l’indique, j’aimerais parler ici de ce qui occupe une place importante dans ma vie : le monde hispanique. Mais pourquoi un tel attrait ? Comment ce monde s’est-il emparé de moi ? En fait, tout vient d’une enfance passée entre la France et cette Espagne que je vénérais et que j’idéalisais tant. Jamais je n’oublierai les odeurs qui envahissaient les ruelles de Hondarribia ! Jamais je ne cesserai de me remémorer ces villages médiévaux, cette Castille de Machado brûlée par le soleil de juillet. Jamais ne me quitteront les frissons que m’ont provoqués les tableaux de Goya, Vélasquez ou du Gréco. Et toujours je prendrai plaisir à lire et relire les plus belles pages de Cervantès, de Lorca ou de Galdos.  Tout n’était que fascination et quand il fut temps de choisir les études qui allaient peut-être me permettre de préparer ma future vie d’adulte, tout se bouscula et contre toute attente, adieu les désirs (et la fierté !) de peut-être devenir médecin, vétérinaire ou juriste. Seul m’importait l’enrichissement culturel et la possibilité de découvrir plus profondément ce monde hispanique que j’aimais tant. C’est alors que mes années universitaires m’ont comblé par l’étude de ces civilisations merveilleuses et de ces auteurs qui ont changé la face du monde des Lettres. Puis l’heure des voyages est venue et c’est stupéfait que j’ai mis une image sur l’anarchie mexicaine décrite par Carlos Fuentes, sur l’incroyable cité de Macchu Picchu, adulée dans les vers de Pablo Néruda ou sur ce Buenos Aires que Gardel évoque si souvent.C’est donc tout cela que je désire partager avec vous. Et ma plus grande joie serait de vous faire connaître ces peuples et ces contrées qui ne peuvent laisser quiconque indifférent. Je m’efforcerai donc de vous apporter un maximum de renseignements qui pourraient vous aider dans vos recherches ou tout simplement dans la préparation de vos futurs voyages. Pour le moindre doute, la moindre interrogation sur ce sub-continent, n’hésitez pas et contactez-moi. Cest avec plaisir que je tenterai de vous aider.

 

                                                                                  

                                                                               

Samedi 11 octobre 2008

Coucher de soleil sur le Venezuela.
       
        Lorsqu’on décide de se consacrer aux cultures hispano-américaines, il y a un nom qu’on ne peut passer sous silence et qui reste associé à l’indépendance de tout un peuple soumis depuis plus de 500 ans au joug espagnol. Simon Bolivar, tel est son nom, deviendra un véritable mythe et l’image de cet homme sur son cheval hantera la conscience de toute l’Amérique latine.





           A en étonner plus d’un, ce n’est pas dans le petit pays d’Amérique du sud qui a hérité de son nom, qu’est né Simon Bolivar en 1783. Il faut remonter beaucoup plus haut et s’arrêter à Caracas pour retrouver ses premiers pas qui se perdaient dans les paysages fabuleux de la vallée de Aragua. Ici, tout le fascinait, le silence, la tranquillité et la beauté de la nature comparable à celle de sa mère qu’il adorait tant. Mais voilà, ce rêve ne dura que 9 ans et fut brisé par la disparition de sa Santa Madre.
      Son enfance, il la passera désormais dans les mains de différents précepteurs qui tenteront de forger cet esprit encore malléable. Hernandez, sera la révélation pour notre futur Libertador. Admirateur de Rousseau, diplomate, sensible et ferme à la fois, c’est lui qui fera que Bolivar ouvrira les yeux et l’esprit sur un hypothétique monde idéal.

Le XIXème siècle, c’est l’ « âge d’Or » européen et un voyage au pays des Lumières s’impose. Paris, sa culture et ses gens le fascinent mais il est trop tard, son cœur a déjà été conquis par une certaine Maria Teresa et il est temps de se marier et de rentrer au pays. pourtant, si le bonheur est complet il n’est jamais éternel et Maria ne l’est pas non plus. Sa mort le consume et le désespoir le ramène en France.

Soirées mondaines, conférences, amours furtives, la vie sociale de Bolivar est de plus en plus intense et lui fait rencontrer les plus grands et  lui permet d’assister avec intérêt aux événements qui sont en train de bouleverser la face du monde : Napoléon vient d’être couronné Empereur et Bolivar en est admiratif. Cet attrait militaire, ce goût de la conquête et la rencontre fortuite avec Humboldt et Bonpland seront une véritable révélation : l’Amérique latine ne peut-elle pas être indépendante ?

En haut du Mont Sacré, sa décision est prise : « je ne laisserai jamais mon âme au repos, ni mon bras tant que l’Amérique ne sera pas libre de la domination espagnole ». Le serment est lancé et les promesses seront tenues.

De retour à Caracas, le projet mûrit et la révolution vénézuélienne est en marche mais le but désiré n’est pas atteint et face à l'échec, Bolivar proclame son manifeste où il expose sa philosophie : un seul commandement pour lutter et l’union de tous les peuples hispano-américains sont nécessaires pour consolider l’indépendance et la liberté.

Dès 1813, il se met donc à la tête d’une armée et se prépare à la libération du Venezuela. Mais il faut aller plus loin et son armée traverse les Andes et entre avec triomphe dans la ville de Bogota d’où sera créée la Grande Colombie (Venezuela, Colombie, Panama et Equateur), reconnue en 1820 par Ferdinand VII.

On ne peut s’arrêter là et il faut aider le Pérou en proie à de grandes rivalités internes qui pourraient mettre fin à l’espoir de l’indépendance du pays et celle des pays voisins. En août 1824, la victoire de Junin fait pencher la balance en faveur des républicains. En décembre, la bataille de Ayacucho remportée par le plus vaillant des généraux de l'Armée Républicaine, Antonio José de Sucre, met fin à la Guerre d'Indépendance. L'étape militaire est terminée et l'heure est venue de réorganiser politiquement et socialement les nouveaux états, pour renforcer l'unité et, avec la paix, moderniser le continent.

Cette bataille d’Ayacucho est donc le point final de la domination espagnole. Malheureusement, l’Amérique latine tombera rapidement sous un nouveau joug : la Grande Bretagne doit y poser ses marques et mettre en place un néo-colonialisme qui durera encore bien longtemps, relié par la suite par les Etats-Unis d'Amérique.


par Sébastien Poutrain communauté : Amérique Latine commentaires (1)   
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Jeudi 4 septembre 2008

FLASH INFO!!!!!!!!!!!

 

Cinq clandestins ont survécu 15 jours en mer en mangeant leurs compagnons morts.

Alors que leur barque quittait la République Dominicaine pour rejoindre Porto Rico (sous tutelle américaine), le bateau s’est perdu près de Turks et Caicos provoquant le décès de 17 personnes. N’ayant plus de vivres pour survivre, les 15 rescapés durent se nourrir du corps de la dernière personne décédée.

             Chaque année, les candidats Dominicains à l’exode vers l’île de Porto Rico se font de plus en plus nombreux et c’est à bord de radeaux de fortune qu’ils se lancent dans le très dangereux passage de Mona.

           En 2004, 36 survivants sur 87 clandestins ont dû leur survie à une femme enceinte qui les alimenta de son lait maternel et aux corps de leurs proches défunts.


 


03/11/08

Venezuela : Le Président Chavez prie "l'Homme Noir" d'être à "la hauteur de l'histoire"en mettant fin au blocus américain contre Cuba.   
Lire l'article sur LatinReporter
http://www.latinreporters.com/venezuelapol03112008.html
Brésil : la police serait responsable chaque année de quelques 48.000 homicides.
Lire l'article sur LatinReporters
http://www.latinreporters.com/bresilsoc15092008.html
Chili : depuis la fin de la dictature de Pinochet, la coalition de droite revient sur scène en remportant partiellement les élections municipales.
Lire l'article sur latinReporters :
http://www.latinreporters.com/chilipol27102008.html

par Sébastien communauté : Amérique Latine commentaires (0)   
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